vendredi 17 avril 2009

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lundi 13 avril 2009

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Messager, c'est pour toi


dimanche 4 janvier 2009

Notre corps, leur champ de bataille

samedi 29 novembre 2008

Détresse au Nord-Kivu—Vol.11




1. Désappropriation du récit national : Le récit du silence

Le récit national de la guerre — ou plutôt de l’agression rwandaise par Nkundabatware interposé —échappe maintenant aux gouvernants « envoûtés » de Kinshasa. La presse internationale commence désormais à parler de la guerre du pillage de Nkundabatware comme d’une « campagne pour débusquer les génocidaires hutu terrés dans l’est du Congo » ! C’est du moins ce que disent présentement les téléscripteurs de nouvelles de CNN…

On ne peut que blâmer le silence de mort des autorités kinoises pour ce développement inquiétant. Les mêmes envoûtés qui laissent aujourd’hui le champ libre aux moqueries et aux pérégrinations d’Olesegun Obasanjo à Kinshasa et à Jomba, le fief du renégat rwandais.

Qu’on se le dise : les Congolais sont devenus la risée du monde entier.

Je viens d’avoir au téléphone, ce samedi 29 novembre 2009, certains membres de ma famille à Bukavu, supporters de première heure de Kabila, qui donneraient maintenant tout pour voir un Jean-Pierre Bemba aux commandes !

Au moins lui, se plaignent-ils, aurait su rallier le peuple congolais en cette période périlleuse de l’histoire nationale.

Un petit meeting au Stade Tata Raphaël — que diable ! — même en swahili, pour essayer de raviver le moral de tout un peuple déprimé. Rien ! Zéro ! Nada ! Silence radio ! Le « Manitoba ne répond plus »… comme dans le titre de la BD de mon enfance !

Le 13 septembre 2008, j’avais posté un billet tiré du mail d’un collègue américain à Goma qui s’étonnait de ce silence présidentiel : « Et comme d’habitude, pas un mot du président du pays sur ces revers ».

Silence assourdissant qui inquiète Le Potentiel et le fait s’écrier à la une :

« Face à ce génocide en République Démocratique du Congo, l’attitude des responsables des institutions nationales inquiète. Bouleverse même plusieurs esprits.

Pas de décret pour un deuil national. Pas de convocation de plénières extraordinaires tant au Sénat qu’à l’Assemblée nationale. Seules quelques déclarations médiatiques de bonnes intentions comme si tout ce monde était frappé d’amnésie ».

 

2. Désappropriation du récit national : le récit mensonger de « Human Rights Watch »

Il y a une expression populaire américaine qui dit : « You don’t kick someone when they are down ». Ce qui se traduit littéralement par : « On ne donne pas des coups de pied à quelqu’un qui est par terre ! » Ou, en termes moins belliqueux : « On ne gagne rien en rajoutant sur quelqu’un déjà dans le malheur ! »

Il se fait que l’ONG new-yorkaise « Human Rights Watch » a oublié cette vieille sagesse américaine et en rajoute une bonne couche sur le peuple congolais frappé d’un grand malheur dans le Nord-Kivu.

 Jugez-en par le rapport dévastateur sur Kabila publié par cette ONG le 26 novembre 2008, accompagné du dessin animé insultant ci-dessous. Le rapport est intitulé « On va vous écraser » (avec comme sous-titre : « La restriction de l’espace politique en République Démocratique du Congo ») et le dessin animé est intitulé « RDC : Le Président Kabila réprime brutalement l’opposition » (et comme cette ONG semble être passée maîtresse dans l’art d’étirer les titres de ses documents, elle nous donne un sous-titre qui traîne en longueur, même pour ce dessin animé : « Deux ans après les élections, 500 morts, 1 000 détenus et de nombreuses personnes torturées »). Tout ça sur la base des rumeurs, alors que les massacres que Nkundabatware est en train de perpétrer sont bien documentés avec des photos et des vidéos.

Je sais que nous tous on s’y donne à cœur joie ces derniers temps de nos récriminations contre Kabila mais ce rapport n’a rien à voir avec Kabila. Ce rapport est avant tout destiné à Obama et à son équipe de la Transition avec le double objectif suivant : 1) la « Mugabisation » de Kabila ; 2) avec comme but sous-jacent : la « Zimbabwéisation » du Congo ! 

Comme pour créditer cette hypothèse, on apprend que les Chinois fuient déjà la RDC en masse. Selon lesoftonline.net : « Au Katanga, la situation économique devient dramatique avec la quasi fermeture de toutes les compagnies minières. A Lubumbashi, les Chinois ont déserté leurs compagnies minières et se sont évaporés, abandonnant leurs entreprises. Un matin, les travailleurs r.d.-congolais se sont retrouvés… sans patron ».

Mais j’anticipe…

Le rapport « On va vous écraser » est un grand torchon imbibé de mensonges dont le tout premier est le suivant : « Le gouvernement du Président Joseph Kabila a commencé à utiliser la violence et l'intimidation pour éliminer ses opposants politiques dès le lendemain du premier tour peu concluant des élections de juillet-août 2006 ». J’étais à Kinshasa le soir du 20 août 2006 lorsque les milices de Jean-Pierre Bemba ont fait inutilement couler le sang et prétendre le contraire revient à corrompre la chronique des événements !

Par cette corruption de la chronique, on voit se dessiner les motivations réelles de ces zélateurs des droits de l’homme qui choisissent de nous rabattre les oreilles avec des soi-disant violations passées alors que les vraies violations ainsi que la zombification de nos populations se font actuellement par Nkundabatware dans le Nord-Kivu.

Il a bien raison, M. Lambert Mende Omalanga, ministre de la communication et médias et porte-parole du gouvernement, de taper du poing sur la table en faisant remarquer que : 1) le rapport de Human Rights Watch se fait annuellement à l’accoutumée et que dans ce cas on est en présence d’une bizarrerie consistant à nous ressasser les histoires des élections et des Bundu Dia Kongo — des vraies histoires à dormir debout ; et 2) « Human Rights Watch chercherait à déculpabiliser ce qui déstabilise l’Est de la République démocratique du Congo » !  

On pourrait, en passant, rétorquer au ministre : tant que vous y êtes, pourquoi ne pas renvoyer Obasanjo dans le Delta du Niger au lieu de diminuer encore plus le président d’une république envahie en le laissant recevoir avec dignité ce moqueur d’une nation meurtrie ?

Mais par-delà cette question de pure rhétorique, les Congolais doivent prendre conscience d’une grande menace qui se précise. L’écrivain américain Andrew Bacevich vient de publier cette année un petit livre intéressant qui s’intitule « The Limits of Power » (Les Limites du pouvoir) dans lequel il affirme que les mots « liberté » et « démocratie » — ou dans ce cas, les droits de l’homme — ont une toute autre connotation pour l’establishment politique et de « sécurité nationale » des USA. Ils sont en fait des mots vides de leur sens premier servant à justifier le déclenchement des « petites guerres » d’hégémonie et de mainmise sur les ressources d’autres pays, souvent facilitées par des individus, des think-tanks et des groupes d’intérêt s’érigeant en « sages » pour avoir leurs entrées dans l’antre du pouvoir impérial américain.  J’émets ici l’hypothèse que Human Rights Watch s’inscrit dans cette logique en cette période de transition du pouvoir aux USA.

Et les dernières nominations annoncées ou projetées par Obama alignent déjà un casting de très mauvais augure pour la RDC : 1) Hillary Clinton comme secrétaire d’Etat — pour elle, la carte américaine d’Afrique se réduit comme peau de chagrin : l’Ouganda, le Rwanda et l’Afrique du sud (avec, peut-être un crochet par le Ghana) ; et 2) Dr. Susan Rice comme ambassadrice à l’ONU — on se rappellera ici qu’en tant qu’assistante secrétaire d’Etat aux africaines dans le gouvernement de Bill Clinton, Dr. Susan Rice se voulait l’architecte de la partition et de recolonisation de la RDC  par l’Ouganda et le Rwanda!

Avant de visionner le navet ci-dessous de Human Rights Watch, considérez cette interrogation de mon jeune frère Barly Baruti dans son dessin ci-haut : « Kivu : jusqu’à quand ? »

A la lecture de tout ce qui vient d’être dit, votre réponse personnelle à cette question risque de vous plonger dans les abysses de la déprime…       



video

En lieu et place du dessin animé frivole ci-haut, HUMAN RIGHTS WATCH aurait dû nous produire et répercuter un documentaire des horreurs en cours au Nord-Kivu, comme ce documentaire insoutenable de IRIN, le service d’information du Bureau pour la coordination des affaires humanitaires de l’ONU. 



dimanche 23 novembre 2008

NORD-KIVU : ON MARCHE SUR DES OSSEMENTS —VOL.1





@ Ruwej (et @ nous tous bloggeurs de l’autre blog) :


Comme tu l’as proposé sur l’autre blog, voici ouvert le premier forum de discussion sur la crise au Nord-Kivu et, partant, en RDC. J’ai trouvé approprié de donner à cette série le titre de la 8ème Fête Internationale de la Caricature de Kinshasa spécialement dédiée à la mémoire de nos frères et sœurs qui périssent et continuent à périr au Nord-Kivu (voir l’affiche ci-haut).
Tu peux toujours inviter ceux de nos frères et sœurs qui interviennent sur l’autre blog à venir te joindre à toi pour approfondir certains sujets, comme tu l’as suggéré.


Tu remarqueras sur la colonne de droite le widget Twitter. Toi et tous ceux qui le veulent pourrez aussi l’utiliser pour certaines communications rapides. J’ajouterai bientôt un peu de musique sur la même colonne pour nous autres mélomanes — chez nous, comme tu le sais bien, on chante aussi la souffrance dans la joie et vice versa.
Ce communiqué s’adresse à nous tous.


samedi 27 septembre 2008

OBAMAGRAMME—VOL. 5


Le premier débat présidentiel entre Obama et McCain a enfin eu lieu

, la nuit du vendredi 26 septembre 2008. Je ne m’attarderai sur le contenu du débat, dont les détails sont déjà relayés par tous les organes de presse, sauf 

pour souligner une opinion fondamentale exprimée par Obama au cours du débat :

« Vous savez, mon père est originaire du Kenya. Et c’est de là que je tiens mon nom. Et dans les années 1960, il envoyait lettre après lettre aux universités ici aux Etats-Unis du fait que l’opinion était qu’il n’y avait pas un pays sur terre où l’on peut mieux réussir si l’on essayait. Les idéaux et les valeurs des Etats-Unis inspiraient le monde entier. Je ne crois pas qu’aucun d’entre nous peut dire que notre position dans le monde actuellement, la façon dont les enfants autour du monde considèrent l’Amérique est la même. Et une partie de ce que nous devons faire, ce que le prochain président devra faire— et ceci fait partie de n

otre jugement, ceci fait partie de ce que nous allons faire pour maintenir l’Amérique en sécurité—c’est d’envoyer un message au monde que nous allons investir dans des questions comme l’éducation— que nous allons investir dans des questions qui ont prise sur la façon dont les gens ordinaires sont à même de vivre leurs rêves. Et c’est quelque chose à laquelle je vais m’engager comme président des Etats-Unis ». 

Après la diplomatie belliqueuse de George Bush, c’est un coup d’air frais que l’administration Obama soufflerait sur le monde… Et assez bizarrement, sur le plan de la vision diplomatique censée être le point fort de McCain, Obama a damé le pion au candidat républicain. C’est d’ailleurs ce que semblent confirmer les premiers sondages à chaud faits après ce premier débat— dont celui de la chaîne de télévision CBS sur un échantillon national représentatif

 de 500 électeurs indécis qui donnent Obama gagnant avec 39% contre 24% pour McCain.

Et, en dernier lieu et non des moindres, le langage corporel de McCain a été fort déroutant. L’air furieux, McCain  n’a pas daigné une seule fois regarder Obama sur le podium. Comme si McCain n’avait que du mépris pour un candidat qui n’était pas là par hasard, m

ais bien parce qu’il a été désigné par des millions d’électeurs de son parti. Certains commentateurs ont même décrit le comportement de McCain comme celui d’un lutin. Pour moi, McCain ne fait que confirmer ce que je soupçonne depuis un certa

in temps : l’homme est raciste !

MISE A JOUR :



lundi 22 septembre 2008

RDC : Un pédophile violeur d’une fillette de 12 ans, 2ème vice-président de l’Assemblée Nationale

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Regardez les photos ci-haut. A gauche, c’est la petite Bienvenue Kimbanfu, aujourd’hui âgée de 18 ans. En 2002, alors âgée de 12 ans, elle a été violée par le pédophile sexagénaire sur la photo de gauche, l’honorable « déshonorable » MARC MVAMA ANEDU, deuxième vice-président de l’Assemblée Nationale. Le tribunal de Kikwit dans la province de Kikwit qui avait statué sur l’affaire avait trouvé que la petite Bienvenue Kimbanfu avait été « violée avec violence » au point que, selon les médecins légistes, elle ne pourra jamais concevoir. On s’étonne alors que ce pédophile attitré fut relaxé après avoir payé une amende d’une chèvre et d’un montant de 300 francs congolais— moins de 1 dollar américain selon « Le Soft » qui a révélé cette horrible affaire, aujourd’hui répercutée par toute la presse kinoise. Par ailleurs, ce pédophile, élu dans le créneau du parti Palu du Premier Ministre Antoine Gizenga, cause aujourd’hui scandale à l’Assemblée Nationale où il accuse le président de cette assemblée d’avoir cocufié l’une de ses innombrables épouses.
L’Assemblée Nationale doit entamer sans tarder une procédure de destitution de ce pédophile et les tribunaux doivent rouvrir le jugement rendu dans le cas du « viol avec violence » de la petite Bienvenue Kimbanfu. Une telle impunité, alors que les femmes congolaises sont victimes des viols dans l’est du pays, souille la république… et tant que ce violent pédophile siégera à l’Assemblée Nationale, qu’on mette une sourdine à la propagande des soi-disant « nouvelles valeurs »